L’initiale « t » du toponyme
atteste de l’origine libyque de la cité,
mais l’époque de sa fondation est
inconnue. On sait seulement qu’elle se rangea,
lors des guerres puniques, du côté
de Carthage contre Rome et que cela lui valut
plus tard un lourd tribut. En 27 avant J-C., Octave
Auguste installa dans son voisinage une colonie
de vétérans italiens aux côtés
des autochtones. Ce n’est qu’en 188
que les deux cités jumelles fusionnèrent
et que la ville entra dans une ère de grande
prospérité, se dotant de somptueux
monuments publics et de superbes demeures.

Thuburbo connut un déclin au milieu du
IIIe siècle avant une brillante
renaissance au IVe siècle, la
conduisant jusqu’à se proclamer Respublica
Felix Thuburbo Majus. L’invasion vandale,
au milieu du Ve siècle, mit
fin à la prospérité de la
ville et la ramena au rang d’une bourgade
qui ne tarda pas, après la conquête
arabe, à être désertée.
Le site est assez étendu, environ 40
hectares. Partiellement fouillé, il est
«capitonné» de nombreux édifices,
monumentaux pour la plupart, tel le capitole,
avec ses 6 colonnes en façade et deux en
retour hautes de 8,50m et de 0,85cm de diamètre
; ou le temple de la Paix et celui de Mercure,
le temple de Caelestis, patronne de la cité,
celui de Cérès, transformé
en basilique au IVe siècle,
les thermes d’été et ceux
d’hiver, sans compter le marché,
le quartier résidentiel…
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