Bulla (la) Royale. L’appellation semble
quelque peu pompeuse par rapport à la place
réelle occupée par cette cité
dans l’histoire, mais elle se justifie par
le fait que Bulla a été, au deuxième
siècle avant J-C., la capitale d’une
principauté numide issue du démembrement
du royaume de Massinissa, ennemi héréditaire
des Romains qui auraient fini par le battre.
La fondation de Bulla remonte bien plus haut
que cette époque, comme en témoignent
les mégalithes et dolmens épars
sur le site. De même, de maigres vestiges
d’époque punique attestent de l’influence
de la métropole carthaginoise sur le mode
de vie d’une population majoritairement
numide. Mais c’est l’occupation romaine
qui nous a légué l’essentiel
des vestiges qui, aujourd’hui, s’étendent
sur plusieurs dizaines d’hectares.

On retrouve à Bulla Regia toutes les
composantes de la cité romaine antique
: temples, forum, bains publics, théâtre,
etc. Certains de ces monuments, comme les thermes érigés
au deuxième siècle, sont de taille
imposante. Mais la plus grande originalité
du site se présente sous forme de villas
à étages : un niveau à la
surface du sol, aujourd’hui passablement
arasé mais dont subsistent de très
beaux lambeaux de pavements en mosaïque,
et un niveau en sous-sol, fréquenté
en été pour lutter contre la chaleur
torride qui sévit ici en cette période
de l’année ; et cela nous a valu
en héritage des demeures quasiment
intactes avec de superbes pavements de mosaïque,
dont l’éblouissant tableau dit
de l’Amphitrite
portée par un centaure marin, Neptune
et deux génies ailés.
En face du site : une aire de repos avec commodités
et un petit musée de site en cours de réaménagement
et qui renferme quelques unes des trouvailles
faites sur place et éclaire de manière
intelligente quelques aspects de la civilisation
numide.
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