C’est un antiquarium en
bordure de l’avenue Bourguiba, voie centrale
qui traverse toute la banlieue nord de Tunis,
qui a été aménagé
sur le terrain même de fouilles qui ont
révélé, fin des années
70 et début des années 80, les vestiges
de l’un des édifices majeurs de la
métropole africaine à l’époque
chrétienne : la basilique de Carthagenna,
elle-même érigée après
533 – date de la reprise de Carthage par
les troupes byzantines après qu’elles
eussent chassé les Vandales qui régnaient
sur l’Afrique depuis un siècle –,
à l’emplacement de la cathédrale
baptisée la Restituta.

L’antiquarium, de conception très
moderne, abrite les objets recueillis dans ce
site qui, outre l’édifice religieux,
se composait aussi d’une maison, celle dite
« des auriges grecs ». Réalisé,
dans le cadre de la campagne UNESCO de sauvegarde
de Carthage par une équipe américaine,
ce musée présente également
une lecture des fouilles qui permet de se faire
une idée de la majesté et de la
richesse du site du temps de sa splendeur. A cet
éclairage s’ajoute celui sur les
techniques de fouille et de traitement des objets
trouvés.
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