La région du Sahel tunisien,
riche d’une nature généreuse
et du labeur de ses enfants, a très tôt
développé des activités artisanales
qui complètent substantiellement les ressources
prodiguées par la terre ou par la mer et
qui, pour les articles de luxe, contribuent à
thésauriser durablement le fruit du travail
au quotidien. C’est ainsi que l’artisanat
du tissage, en particulier, celui de la soie,
et celui des métaux précieux, ont-ils
tenu, des siècles durant, le haut du pavé
des activités artisanales, devant le travail
de l’argile, celui du bois etc. Tout cela
se reflète dans le musée des arts
et traditions populaires de Monastir où,
toutefois, le costume traditionnel, en particulier
celui féminin, tient une place de choix.

Dans la société traditionnelle,
en effet, on tient le trousseau de la mariée
(costumes, parures, effets domestiques tissés
ou objets en cuivre…) comme un «capital-risque»
pour les moments difficiles. Aussi, en quantité
comme en qualité, les familles s’emploient-t-elles
à doter leurs filles de trousseaux de valeur
: les tenues en très grand nombre (par
dizaines pour les pièces légères)
et, pour les costumes d’apparat, une très
grande richesse de la décoration, les broderies
étant toujours en fil d’or et d’argent,
sans compter les bijoux.
C’est toute cette richesse qui est exposée
au musée des arts et traditions populaires
de Monastir.
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