Dans une maison patricienne du
XVIIIe siècle, au cœur
de la médina de la capitale du Sud, a été
aménagé ce musée régional
des arts et traditions populaires.
Le local lui-même, legs de l’une
des plus grandes familles de la bourgeoisie sfaxienne,
se présente, derrière une façade
relativement modeste, dans le plus pur style classique
des demeures tunisiennes. Autour d’une cour
carrée s’ordonnent, une par côté,
les pièces d’habitation en forme
de « T » renversé et qui, avec
le « salon » qui fait face à
la porte d’entrée, avec les réduits
dont cet espace est flanquée et qui servent
autant de chambres à provision que de débarras
et avec les extrémités de la partie
principale aménagées en alcôves
pour accueillir des lits, ces pièces sont
autant d’appartements habités généralement
par la descendance regroupées autour du
patriarche. Dar Jallouli a été édifié
sur deux étages.

C’est dans ces pièces, celles du
rez-de-chaussée surtout, qu’ont été
reconstitués des tableaux de la vie quotidienne
traditionnelle dans la ville de Sfax qui est marquée
du sceau de la dualité urbanité-ruralité;
la population passant une bonne partie de l’année
dans les jnên (genre de haciendas) qui entouraient
la ville jusqu’à naguère.
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