Il est situé au cœur
de la ville ancienne, juste en face des «
piscines romaines » qu’il surplombe
de quelques degrés dans un décor
patiné par les siècles. Ici ont
été regroupées les pièces
archéologiques provenant de la ville elle-même,
de ses environs et du reste du gouvernorat.

Qui dit Gafsa, dit « capsien »,
cette civilisation qui, vers le Ve
millénaire, a négocié un
virage majeur dans l’histoire de la civilisation
en Afrique du Nord. Aussi, n’est-il pas
étonnant que la préhistoire tienne
dans ce musée une place de choix avec divers
outils en silex et en pierre taillée ou
encore en os ouvragé ; avec, aussi, des
représentations humaines et animales et
des manifestations matérielles de vie spirituelle.
On peut utilement compléter la visite de
ce département par celle, dans un autre
quartier de la ville, de la dernière «
escargotière » sauvée de la
destruction, un tumulus d’époque
préhistorique constitué d’épais
dépôts de cendres mêlés
à des éclats de silex et des coquilles
d’escargots (ces gastéropodes étant
l’un des principaux mets les plus couramment
consommés à l’ère capsienne).
L’autre aile du musée accueille des
collections remontant à l’époque
romaine.

N’oublions pas que Capsa était
un poste avancé sur le limes et, à
ce titre, le siège d’une forte garnison
commandée par des chefs militaires de haut
rang. Objets usuels, parures, pièces de
monnaie, sculptures et mosaïques constituent
l’essentiel de ces collections dont l’une
des pièces maîtresses est incontestablement
ce très grand pavement en mosaïque
figurant toutes les étapes des jeux du
cirque.
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