Gabès est une grande cité
oasienne riche d’un passé plusieurs
fois millénaire, située au carrefour
des principales routes reliant la moitié
nord du pays aux profondeurs du monde saharien
et véritable portière donnant sur
l’arrière-pays berbère retranché
dans les austères hauteurs des monts Matmata
: autant de particularités qui en font
un véritable point de confluences de richesses
humaines multiples et variées ; des richesses
qui se reflétent avec une particulière
éloquence dans son musée ethnographique.
Et, d’abord, le local. Le musée
de Gabès occupe les locaux d’un monument
historique, en l’occurrence une école
d’époque mouradite datant de la fin
du XVIIe siècle. Il s’agit
d’un véritable complexe qui se compose
d’une aile pour l’enseignement religieux,
d’une mosquée et d’une résidence
pour étudiants. L’ensemble se distingue
par l’harmonie de son architecture, sobre
et élégante à la fois. Ce
local est situé juste à proximité
d’un autre monument historique : la zaouia
– mausolée du saint patron de la
ville, Sidi Boulebaba al-Ansari, venu d’Arabie
avec les premières vagues de conquérants
musulmans.
Quant au contenu du musée, il décline
la vie oasienne à travers quatre thèmes
principaux : l’artisanat domestique, le
mariage, l’alimentation et l’agriculture.
Accessoirement, le musée abrite aussi quelques
pièces archéologiques : chapiteaux,
inscriptions sur pierre, urnes funéraires
etc.
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